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16/05/2017

Mon dernier combat politique dans l'arène!

20 ans déjà... En 1998, je rencontrais François Bayrou lors d'une université d'été de Force Démocrate à La Grande Motte. Son humanisme, son éthique, son analyse de la situation économique et politique et sa vision d'un monde meilleur, plus juste, plus égalitaire, plus fraternel, plus rassembleur et plus progressiste m'a plu. Sympathisant pendant 10 ans, j'ai adhéré en 2007 au MoDem dès la première heure, croyant que ce Mouvement était La solution du renouveau politique.

Les années suivantes ont prouvé l'écoute et l'importance que pouvait avoir ce Mouvement bien au-delà des résultats aux élections locales souvent décevants.

Je m'y suis investi avec engagement, avec passion. Trésorier départemental pendant 5 ans puis vice-président pendant 2 ans. Le militantisme est intéressant, mais j'ai voulu aussi agir « pour un monde meilleur » avec un mandat local. Et se trouver devant les électeurs, être dans des combats passionnés et parfois violents, tout cela sans autre ambition que vouloir améliorer le quotidien de quelques personnes, est passionnant. Presque fascinant! Confronté pour la première fois face aux électeurs d'une petite ville en plein coeur de La Camargue, notre liste est arrivée en deuxième position des municipales en 2014. Depuis lors, je me consacre à défendre mes idées que je pense justes et de bon aloi pour les citoyens, au Conseil Municipal dans l'opposition mais aussi au Conseil Communautaire où je suis également élu.

Après 2016 et un combat intéressant avec Alain Juppé, intense (aussi) mais finalement abrégé, 2017 a vu enfin éclore nos idées et la conception que nous avons de la politique de demain, certes indirectement mais via une alliance du MoDem avec le nouveau mouvement « En Marche » d'Emmanuel Macron. Une campagne active, rapide, d'un dynamisme rare et ayant déclenché des passions importantes au sein du plus grand nombre des citoyens français. Et enfin une victoire, tant attendue depuis la fin des années 90. Victoire d'un rassemblement d'idées, victoire de la modération, de la fraternité et du progressisme. Emmanuel Macron Président et François Bayrou à ses côtés.

A ce moment-là, on se dit que tous les efforts et le temps consacré depuis 20 ans n'ont pas été vains!

Elu et vivant au sein d'une des seules circonscriptions gagnées il y a cinq ans par le Front National, mes combats en opposition de ce parti, en opposition des haines, sectarisme, racisme ou autres violences portées par ce parti n'ont eu que peu d'impact jusqu'à présent. Mais il nous fallait sûrement quelqu'un pour nous aider, et même porter ce combat! Poser des banderilles et préparer l'estocade! Le combat dans l'arène politique visant à battre le seul député FN se représentant. Et ce combat, qui de mieux que Marie Sara pour le porter?

Nous ne pouvons pas oublier que le MoDem a vécu il y a quelques années une période d'alliance avec l'UDI, alliance qui a porté pour nom « alternative UDI-MoDem ». Après une alternative, il faut croire au destin, et l'arène sera donc le lieu des prochains combats! Le prochain pour moi, et le dernier car après 20 ans de politique et 10 ans de mandats (internes ou électifs), il sera temps de tourner la page, de vivre d'autres aventures et de laisser place à tous ces jeunes qui ont retrouvé enfin l'envie et la passion de la politique.

Ce combat, je le mènerai donc auprès de Marie Sara, dans la 2ème circonscription du Gard, avec passion et envie d'apporter aux citoyens de cette circonscription un peu de vie meilleure, moins de haine et surtout de l'espoir, et la foi en un avenir plus serein et plus harmonieux. Pour cela, il va falloir combattre le FN et Gilbert Collard, mais je crois en ce combat pour le bien des 115000 citoyens de la circonscription. Pas pour moi, comme je le fais depuis 20 ans où j'ai la fierté de dire que je n'ai pas touché un centime de mes missions, mais pour nous tous. Ce dernier combat ne sera pas le plus facile mais un des plus passionnants et sûrement un des plus durs, un des plus violents. Finir en apothéose le soir du 18 juin en portant l'estocade!

En attendant ce jour heureux, je tiens déjà à remercier tous ceux qui ont combattu ces années à mes côtés (ou moi au côté des leurs), des personnages politiques comme des militants, certains connus et d'autres moins ou pas du tout, mais toutes et tous passionnés et animés par l'envie d'un monde meilleur. Je peux en citer quelques uns mais il y en a tant... Philippe Berta, Elizabeth Aït-Amara, Joelle Pélissier, Catherine Labrousse, Caroline Larmée, Virginia Corral-Jimenez, Patricia Poudou, Manuel Gabarri, Bernard Bon, Katy Guyot, Marie Pasquet, Laurent Pélissier, Caroline Breschit, François van de Ville, Natacha et Benoît Migliasso, Fabrice et Patricia Vidal, Franck Paul, Gérard André, Sophie Capel, Connie Lapeyronnie, Guillaume Castille, Régis Vezon, Farida et Abdelkader Ghaouti, toutes les équipes de campagne des combats vécus et en cours et bien sûr Marie Sara!

Merci et - comme on le dirait au Grau-du Roi - bon vent à toutes et à tous!

25/11/2016

Petite réflexion sur la politique, le travail et le monde de demain

 

 

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Pauvre France! Pauvre Monde… Pauvre Homme que nous sommes!

Les candidats à la primaire de droite, comme ceux de gauche d’ailleurs, se réfugient souvent dans un système dépassé. Un système qui a fonctionné plus ou moins bien par le passé, mais qui est obsolète.

Le monde bouge, et il évolue plus vite ces dernières années qu’il ne l'a fait pendant des siècles.

Quelques rares sont en avance, certains sont connexes mais beaucoup sont à la traîne. Et dans les premières catégories, s’y trouvent des chercheurs, des ingénieurs, quelques chefs d’entreprise, des philosophes mais aussi des artisans, des artistes, des marginaux, etc. mais pas vraiment de politiques! Ce qui explique aussi pourquoi les politiques sont souvent considérés comme « décalés », et si loin des préoccupations du quotidien de tout un chacun.

Quand on regarde le passé, beaucoup de notre présent n’existait pas. Et je ne parle pas de biens matériels, mais d’une organisation de notre société. Les concepts de famille n’ont pas toujours existé, et pas partout. L’argent est un concept très récent. La démocratie, la Santé, l’Education n’ont pas toujours existé, tout au moins sous leur forme actuelle.

Et demain, qu’en sera-t-il? 

 

L’augmentation exponentielle de la population sur terre nous impose une réflexion totalement différente que celle de re-cuisiner des recettes du passé en y mettant un peu de ce qui a marché par le passé, un peu de ce qui n’a pas marché et un peu de ce que certains pensent que ça aurait pu finalement fonctionné…

Un proverbe dit que c’est dans les vieilles marmites que l’on fait les meilleurs plats. Mais le problème est que si les ingrédients que l’on met dans la marmite ne sont pas bons, jamais le plat ne sera bon, quelque soit la qualité de la marmite.

L’espérance de vie augmente, donc nous sommes généralement actifs plus longtemps. Nous pourrions donc travailler plus longtemps en toute logique. Mais le faut-il vraiment?

Depuis plusieurs semaines, comme il faut faire faire des économies à l’Etat (j’en conviens!), on parle de suppressions de fonctionnaires. Je ne reviendrai pas sur les chiffres cités par les uns et les autres qui se sont - semble-t-il - lancé à une course à l’échalote sur le sujet. Mais tous ces fonctionnaires, toutes ces personnes - ou plutôt tous ceux qui pourraient les remplacer - n’auront pas d’emploi ce qui contribue à l’augmentation du chômage.

De la même façon, 3 personnes travaillant 40 ans équivaut mathématiquement à 4 personnes travaillant 30 ans. Donc travailler plus ne favorise en tout cas pas la baisse du chômage.

 

Le passage aux 35h n’a pas favoriser la baisse du chômage c’est vrai. Car le coût du travail (notamment lié aux charges sociales, et autres taxes) est tellement élevé que personne n’a pu embaucher et ceux qui travaillaient 39h avant ont du faire le même travail - et parfois davantage pour améliorer la productivité - en 35. Demain, travailler 39h signifiera-t-il que les cadences de travail baisseraient? Je crains que non, et certains brandiront le nom qui tue: « compétitivité » pour justifier de la non-baisse des cadences. Ce qui est d’ailleurs faux car si il parait raisonnable d'améliorer la compétitivité, ce ne sont pas les cadences de travail qui y contribuent, la quantité n’ayant jamais fait la qualité.

Toujours est-il que si de passer de 39 à 35 n’a pas créé de l’emploi, de passer de 35 à 39 ne le fera pas non plus.

Et on peut rajouter que même si cela a été une erreur de passer à 35h tant sur le plan des cadences qui se sont intensifiées que sur celui du chômage qui ne s’est pas amélioré et sur le pouvoir d’achat qui a baissé, ce passage aux 35h a créé une nouvelle dynamique sur le plan des loisirs et sur la famille, mais aussi sur la façon de travailler. Beaucoup ont plus de loisir, partent en vacances davantage, se déplacent, aident leurs parents ou grands-parents et ont d’autres activités, associatives ou un second travail. Le soir ou sur les journées de RTT.

Faut-il casser tout cela alors qu’il a fallu plusieurs années pour qu’on s’adapte? 

Ou peut-on aussi imaginer d’avoir le choix ou plutôt la liberté de travailler le temps que l’on veut (10, 20 ou plus) ou celui dont on a besoin tout simplement? 

 

Maintenant, je vais aller plus loin dans ma réflexion. Faut-il créer de l’emploi? 

La population augmente beaucoup plus que notre capacité à créer des emplois. Si demain, nous refaisons des usines, l’impact sera beaucoup plus positif pour le PIB que pour l’emploi car dans le secteur secondaire et au coût actuel de la main d’oeuvre, la robotisation y sera très importante. Mais aussi, à notre époque, est-ce bon pour notre Société de recréer des emplois d’ouvrier à la chaîne? Est-ce bon pour eux, et pour nous tous?

 

Comment vivent les jeunes d’aujourd’hui pour un plus grand nombre? Sortir, faire la fête, voyager, et travailler un peu quand ils le veulent et/ou quand cela est possible souvent afin de financer leurs loisirs. Est-ce forcément une mauvaise chose? Ne peut-on pas penser que le système qu’on veut leur imposer ne leur convient pas, et en fin de compte n’est tout simplement pas (ou plus) possible? 

On incite les jeunes à faire des études de plus en plus longues, non pas pour enrichir leur éducation mais - il faut le dire - pour les ouvrir au marché du travail le plus tard possible. Car il n’y a finalement pas de travail…

Le chômage des jeunes est énorme, mais cela s’explique par le fait qu’une personne de 40 ans au chômage aura l’obligation de trouver rapidement un travail car elle a beaucoup de charges, notamment l’habitation, la voiture et les frais de nourriture qui ont considérablement augmentés ces dernières années. Alors qu’un jeune a moins de frais d’une part, et une autre vision du travail comme je l’ai expliqué précédemment. Donc il a moins besoin de travailler.

 

Et si l’évolution de notre Société était là? Le jeune travaille moins car il a envie d’autre chose que de travailler et qu’il n’en a pas forcément le besoin. Dans l’échelle de valeurs, le travail n’a plus la même importance qu’avant. Il y a 40 ans, un chômeur était considéré comme un parasite de la société, ce n’est heureusement plus le cas. 

Le besoin du travail évolue donc. Et je connais de plus en plus de gens qui. à 50 ans, font des saisons et des petits boulots. Peut-être par non-choix, mais finalement ils s’en accommodent souvent et même y voient des avantages.

Demain, la population sera de plus en plus nombreuse et le pourcentage d’actifs par rapport aux inactifs de plus en plus bas.

Nous sommes passés sous le seuil des 40% d’actifs, ce qui signifie qu’une personne travaille pour en nourrir 2.5. 

 

Il faut donc repenser notre système de société jusqu’à ses fondements. Penser à un modèle de société où les équilibres seraient différents, sûrement moins centré sur l’argent et le travail et plus sur l’humain, l’épanouissement de l’homme en harmonie avec la nature. 

 

Repenser notre système, et se poser les bonnes questions. Non pas « que faut-il pour baisser le chômage? » mais plutôt « que faut-il pour que le chômage ait moins d’impact sur nos vies? ». Non pas « comment vais-je pouvoir financer mon véhicule? » mais plutôt « quel sont mes besoins de déplacement au quotidien? ». Non pas « quel job je peux faire le soir en plus pour payer mes frais de santé? » mais plutôt « Quel sport ou quelle activité je vais pratiquer le soir pour me maintenir en bonne santé? ».

Les exemples sont nombreux, l’idée que je veux soumettre est un concept. Et c’est pour cela que je ne fais pas de propositions de modèle - même si j’ai plein d’idées. Avant d'émettre des propositions, il convient de changer notre système de pensée, de voir notre monde et nous-même sous un autre aspect… et comprendre qu’en gardant notre concept de société actuelle nous allons droit dans le mur.

Et aussi voir que tous nos politiques se trompent, et ne sachant que faire, tâtonnent, proposent des recettes obsolètes ou tombent dans la démagogie et le populisme. Messieurs, il faut voir au-delà du guidon, au-delà de la lumière des phares, . au-delà du bout de la route, et penser déjà au monde que pourrait être celui dans 300 ans ou dans 1000 ans.

Et construire un rétro-planning. 

 

Nous nous trompons en voulant partir d’aujourd’hui pour construire le monde de demain. Il faut imaginer le demain et l’après-demain pour construire le monde d’aujourd’hui.

 

Il faut changer notre système de société mais aussi notre système de pensée…

 

Michaël Manen