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05/12/2010

Pourquoi il est temps de rejoindre le Mouvement Démocrate

 


En cette fin d'année 2010, nous ne pouvons que déplorer une déliquescence générale du monde dans lequel nous vivons: Irrespect croissant de la démocratie à l'international, échec d'un système économique mondial et européen, échec de la mise en place d'un futur stable et rassurant pour nous et les générations futures, tant sur le point de vue financier, éducatif ou environnemental, autisme de notre présidence et de son gouvernement face aux problèmes des Français;

Français qui n'ont jamais été aussi nombreux en dessous du seuil de pauvreté, Français qui n'ont jamais été aussi nombreux sans perspectives d'avenir et sans travail – a contrario des chiffres manipulés par des règles statistiques arrangeantes pour ceux qui nous gouvernent - , Français qui, après une longue vie de labeur, ne savent pas comment ils vont pouvoir matériellement terminer cette vie à l'abri, Français qui voient des perspectives très inquiétantes quant à l'avenir de leur système de santé, et Français à qui aucune solution n'est présentée en ce qui concerne les problèmes d'insécurité croissants ni en ce qui concerne l'échec avéré du système éducatif actuel!

 

C'est de nous tous qu'il s'agit, de notre présent et de notre avenir, et de celui de nos enfants et petits enfants! C'est pourquoi il est plus que temps de vouloir changer les choses et de ne pas rester passif face à ce constat misérable!

 

François Bayrou est l'homme qui incarne cette possibilité de changement et vous trouverez à la suite sa récente profession de foi qui résume en quelques lignes les propositions du Mouvement Démocrate et comment il envisage de modifier profondément le paysage actuel, tant sur le plan éthique et politique qu'économique, en prouvant qu'il est encore possible d'espérer, encore possible de changer notre futur et d'être tous acteurs de ce changement.

Il apparait ainsi être la seule personnalité de tout l'échiquier politique à proposer une alternative crédible à la politique actuelle ou aux politiques utopistes que l'on peut entendre ici ou là.

 

Plus nombreux nous serons, plus ce projet a des chances d'aboutir. C'est pourquoi je pense qu'il est plus que temps de rejoindre le Mouvement Démocrate!

 

Michaël Manen

 

 



Profession de foi de François Bayrou (4 décembre 2010)



Chers amis,

À la veille de notre congrès du Mouvement Démocrate, au moment où je vous demande votre confiance et votre soutien, je tiens à vous dire quel cap je vous proposerai de suivre dans les trois ans qui viennent.

Depuis trois ans, nous avons dit la vérité aux Français. Toutes les analyses, tous les avertissements qui ont été les nôtres depuis trois ans, sur la dette, sur les finances publiques, sur l'éducation, sur la crise internationale, sur l'insuffisance d'Europe, sur les travers du pouvoir actuel se sont avérés. C'était un chemin difficile, mais nous avons bien fait de le suivre. Il ne s'agit pas seulement d'avoir raison. Il s'agit de créer la confiance. Or la confiance, qui est le secret de l'avenir, ne se bâtit pas sur du sable. Elle se construit sur la vérité.

Le besoin d'une proposition politique nouvelle est aujourd'hui impérieux. Nous n'avons plus besoin d'établir un réquisitoire contre le pouvoir actuel. Les Français ont le bilan sous les yeux, dans leur vie de tous les jours, et ils savent maintenant ce qu'il en est. De son côté le Parti Socialiste est plongé dans des divisions sans fin, affrontements de candidats autant que de lignes politiques. L'UMP a tout le pouvoir national, le PS presque tous les pouvoirs locaux : ni l'un ni l'autre ne convainquent les Français. Il y a besoin d'un immense renouvellement de la manière d'être, de parler, d'agir : nous serons les porteurs de ce renouvellement.

Nous construirons et nous donnerons un vrai espoir. Nous ne proposerons pas de miracles, nous ne prétendrons pas détenir une baguette magique. Mais je défendrai sans cesse cette conviction : les décisions à prendre pour que la France retrouve son équilibre, ses valeurs et sa place en Europe et dans le monde sont à portée de notre main et de notre volonté. Vie civique, économie, école et université, recherche, Europe, écologie équilibrée, exigent des choix simples et souvent de bon sens, à condition que ces choix soient cohérents entre eux. Ce sont ces choix que nous défendrons.

Nous rendrons à notre pays les valeurs éthiques, républicaines, sans lesquelles il se perd. Nous connaissons les difficultés du monde, mais aucune difficulté ne devrait empêcher les pouvoirs d'être honnêtes, équilibrés, respectueux de la diversité des opinions, du pluralisme et de la liberté d'information. Aucune crise ne devrait détourner de l'exigence de justice sociale, de l'égalité des citoyens devant la loi. Pas davantage de l'exigence de développement durable qui oblige à transmettre aux générations qui viennent un monde vivable, soutenable : le moins de dettes possible, et un environnement respecté. Ces valeurs doivent être plus respectées encore en temps de crise. Quand les temps sont plus durs, la justice est une exigence.

Nous définirons clairement les priorités pour la France. Pour ma part, j'en désignerai deux : l'emploi et l'éducation. Tout est là. Il n'y a pas d'emploi sans production. Il nous faut produire, des biens et des services, des richesses nouvelles, par l'innovation, par l'observation de ceux qui réussissent, par la défense de la loyauté des échanges, par une politique monétaire sérieuse. Il nous faut interrompre et inverser le mouvement de délocalisation. Et il nous faut un plan pour que la France devienne, ou redevienne, le pays du monde où l'éducation est la meilleure, éducation des élèves, des étudiants, des apprentis, des jeunes et des adultes (formation continue).

Nous renouvellerons le projet européen. Seule, la France serait faible et sa voix sans portée. Le monde attend une Europe unie, forte, qui défende en même temps ses valeurs, ses intérêts, et une vision de l'ordre international. Aujourd'hui, l'Europe n'est pas vraiment au rendez-vous. Pourtant des efforts nombreux ont été et sont faits pour lui donner des institutions, un parlement digne de ce nom, une monnaie. Mais tout cela est trop compliqué, souvent illisible, trop souvent ignoré. C'est la responsabilité des leaders politiques de donner corps et vie à une nouvelle ambition européenne.

Nous serons des réformistes. Les réformes doivent être peu nombreuses, cohérentes entre elles, préparées et concertées avec le temps et le soin nécessaires. Un pays qui ne se réforme pas est un pays qui meurt.

Nous défendrons les plus jeunes et nous leur ferons confiance. Depuis des années on a l'impression que les jeunes paient le prix de la légèreté et de l'insouciance des générations au pouvoir au XX° siècle. Rétablir les chances des jeunes, la première chance, la deuxième chance s'il le faut, le coup de pouce pour entrer dans la vie active, des études intéressantes et enrichissantes, l'apprentissage des langues et d'abord de la langue française, la défense et la promotion de l'environnement dans lequel ils auront à vivre, de la nature, de la terre, de l'air et de l'eau, des finances équilibrées, c'est tout cela que nous devons aux plus jeunes.

Nous serons des femmes et des hommes libres, et des rassembleurs. Une fois pour toutes, nous avons récusé la soumission. Notre courant démocrate, nous le défendrons comme un courant de premier plan. Ses racines sont au centre, bien sûr, mais sa vocation est de rassembler bien au-delà des « centristes » d'hier. C'est toute une vision politique qu'il faut penser, formuler et nourrir. C'est une philosophie de l'engagement qu'il faut faire connaître. Forts de nos idées et sûrs de nos convictions, nous serons ouverts. Nous savons qu'il y a des humanistes, en recherche, qui viennent de courants différents, écologistes, socio-démocrates, républicains. À eux tous, nous dirons bienvenue. Mais nous ne laisserons plus jamais mettre en cause notre indépendance. Nous pouvons bien sûr nous allier avec d'autres chaque fois que la situation de la France l'exigera, mais nous faisons et nous ferons la différence entre alliance et dépendance.

Nous serons une équipe solidaire. Nous savons ce que sont les difficultés et les orages. Nous avons formé une équipe, et même un commando, de femmes et d'hommes de valeur, qui s'entendent, qui se battent ensemble et jamais les uns contre les autres. Nous maintiendrons cette solidarité, cet esprit d'équipe national et local. Partout sur le terrain, nous construirons et s'il le faut nous reconstruirons. Ce faisant, nous avons conscience d'être une chance pour des talents nouveaux.

Je veux vous dire enfin ma gratitude pour votre soutien sans faille et votre confiance, qui me touche tous les jours et qui m'encourage.

François BAYROU