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16/09/2011

De la règle d'or...

Quelques mots pour rebondir sur la fameuse – et pourquoi si fameuse d'ailleurs ? - règle d'or....

En effet, que signifie une « règle d'or », alors que la monnaie et l'argent dont nous subissons chaque jour la pression et la domination des marchés financiers n'est même plus , et cela depuis belle lurette, indexée à ce fameux or ?

Alors, peut-être le fait de parler de règle d'or, et ainsi de citer une valeur refuge, fait-il finalement naître l'espérance qu'un certain nombre d'entre nous, voire une majorité qui pourrait s'en distinguer, est finalement favorable à une remise au goût du jour de certaines valeurs traditionnelles, et certaines valeurs qui ont fait foi dans un certain système économique... foi mais aussi et surtout preuve d'un simple bon sens économique mettant en maître mot l'équilibre d'un portefeuille familial en abhorrant toute spéculation artificielle et démagogie pseudo-financière....

Mais venons-en au fait qui nous intéresse! Il est finalement admis sans réelle polémique que la règle d'or – quelle qu'elle soit – se doit d'être un sine qua non d'un fonctionnement politique et d'un modus operandi en matière de gestion notamment. Dans l'affaire qui nous intéresse – et qui m'interpelle -, certains placés au plus haut niveau politique de la nation, aux affaires actuellement ou faisant acte de candidature pour accéder à des fonctions politiques et stratégiques importantes, et de tous bords politiques d'ailleurs, voudraient nous faire croire qu'une fameuse règle d'or mérite d'être inscrite au sein même de la Constitution, règle d'or stipulant que notre déficit ne devrait pas excéder 3% du PIB.

Sur le principe, que nous devions nous organiser, afin de respecter une harmonie européenne, communautaire et laissant une large place au principe de lutte contre les inégalités et notamment celles que nous pourrions nous créer entre nous, pays de la Communauté Européenne, je ne peux qu' être en accord. Et c'est d'ailleurs une des raisons qui m'ont fait mettre le bulletin « oui » un certain jour de 1992 pour Maastricht mais aussi ce même « oui » lors du vote pour le traité adoptant une constitution pour l'Europe le 29 mai 2005.

Ce jour là, les Français ont rejeté la proposition de traité, notamment influencés par quelques leaders d'opinion dont certains n'avaient pour but que de créer une polémique et un mouvement populaire autour d'une idée qu'ils n'agréaient même pas historiquement ni politiquement d'ailleurs, comme par exemple Laurent Fabius. Pour préciser ce point-ci, rappelons-nous Laurent Fabius a été le premier ministre de François Mitterrand, et qui a mis en place lors de sa mission, une politique plutôt centrée sur un rapprochement économique européen. A fortiori, 5 ans après avoir rejeté la proposition de traité, Laurent Fabius estime que l'Europe devrait voler au secours de la Grèce. "Si on est européen, il ne faut pas l'être à moitié", a-t-il déclaré lors du Grand Rendez-Vous Europe 1-Le Parisien-Aujourd'hui en France ayant eu lieu le 7 mars 2010. Encore un exemple des récupérations purement politiques et à l'encontre de toute considération éthique – parmi tant d'autres qui chaque jour renforcent l'inimitié et le désamour que les citoyens peuvent éprouver envers ce style de politique et in fine La Politique en général....

Fin de la parenthèse – et pour revenir au sujet qui nous intéresse – en 2005, les Français ont rejeté par Referendum la proposition de traité. Je n'étais pas en accord, mais je respecte le choix démocratique qui a été exprimé ce jour-là. Toujours est-il que le 4 février 2008, en déni du choix des Français – et il ne faut pas l'oublier! - et sans aucune consultation autre, les députés et les sénateurs réunis en congrès à Versailles – sous une forme qui n'est pas sans rappeler les temps du Roi Soleil Louis XIV – ont voté sous la recommandation (pression ?) de Nicolas Sarkozy, le changement de la Constitution Française en vue de la ratification du traité de Lisbonne, correspondant peu ou prou ( et même à la marge) à l'approbation par la France de ce même traité de 2005 – mais sans avoir demandé l'avis des citoyens....

Même si j'étais personnellement favorable à ce traité, je ne peux que déplorer – et vivement désapprouver – la méthode anti-démocratique et même humiliante pour le peuple Français.

Néanmoins, ce 4 février 2008, le Congrès a voté en majorité suffisante l'approbation du traité de Lisbonne (pour faire court...).

Et, dans ce traité, nous trouvons notamment la disposition suivante, relative au déficit public:

 « Définie par le protocole sur la procédure de déficit excessif, annexé au traité CE (par le traité de Maastricht en 1992), la valeur de référence pour le déficit public est 3 % du produit intérieur brut (PIB). Le dépassement de cette valeur est considéré comme exceptionnel:

  • s'il résulte d'une circonstance inhabituelle indépendante de la volonté de l'État membre concerné et ayant des effets sensibles sur la situation financière des administrations publiques;

  • s'il est consécutif à une grave récession économique(le dépassement des 3% du PIB résulte d'un taux de croissance annuel négatif du PIB ou d'une baisse cumulative de la production pendant une période prolongée de croissance annuelle très faible). 

En outre, le dépassement de la valeur de référence est considéré comme temporaire si les prévisions budgétaires établies par la Commission européenne indiquent que le déficit tombera au-dessous de la valeur de référence lorsque la circonstance inhabituelle ou la grave récession aura disparu. »

Donc, et quand bien même je serai – car je le suis – d'accord sur le fond comme quoi nous devons organiser une gestion de notre pays maintenant un déficit inférieur à 3%, le fait d'annoncer à la nation qu'il faille d'urgence réunir le Congrès afin de modifier la Constitution pour y inscrire une nouvelle règle d'or, et le fait de conspuer a priori toute personne ou tout parti politique venant en opposition à cette idée n'est que pure récupération politique, démagogie... et même mensonge éhonté – un de plus – au peuple, venant notamment de la part d'un président de la République acculé par les sondages d'opinion défavorables...

Ouvrons les yeux: Cette règle d'or, ou du moins celle parlant spécifiquement du déficit à 3%, a déjà été votée, par ce même congrès, au vu des éléments énoncés ci-avant, pas plus tard qu'il y a 3 ans...

Ouvrons les yeux... et passons à d'autres choses, qui ne sont pas encore votées, ni décidées et qui doivent faire l'objet d'efforts collectifs importants... Et pour cela je ne peux que vous conseiller d'ailleurs de lire le dernier ouvrage de François Bayrou « 2012 Etat d'Urgence », qui, non solum, fait un état précis, concret et objectif de la situation – ce qui est une force déjà maintes fois révélée de François Bayrou – mais qui, sed etiam, dresse une liste précise et importante, véritable recueil de solution et programme pragmatique des solutions qu'il nous serait fort avisé d'adopter dans les prochains mois et années à venir sous peine de rentrer dans une spirale de récession, de pauvreté et de misère, spirale quasi sans fin....

Pour conclure, en deux phrases: ne rentrez pas dans le débat stérile et visant à des récupérations politiques de la règle d'or qui existe déjà de facto dans nos obligations – et rappelons s'il est lieu qu'a été aussi voté la proéminence des lois Européennes sur celles de notre Nation – et ne boudons pas notre plaisir en ces temps moroses à lire un bel ouvrage tel que celui écrit récemment par François Bayrou!

 

Michaël Manen


16/06/2011

Cinq bonnes (ou mauvaises ?) raisons de ne pas réélire Sarkozy

Par Philippe Sage sur Agoravox le 16 juin 2011

 

Cinq Bonnes Raisons De Ne Pas Réélire Nicolas Sarkozy En 2012

S’il n’était pas candidat à sa propre succession, nous aurions alors une vraie bonne raison de ne pas réélire Nicolas Sarkozy en 2012.
Certes, à l’image de Martine Aubry, il maintient un semblant de suspense. Mais il est formidablement trahi par ses amis.
Ainsi Xavier Bertrand, qui affirme croire « à la victoire de Nicolas Sarkozy en 2012  ».
Or donc, puisqu’il sera candidat, il nous faut trouver d’autres raisons de ne pas le reconduire dans sa fonction. Et des excellentes, s’il vous plaît, tant l’homme mérite le meilleur.
Alors, en voici cinq. Cinq, comme le nombre d’années que Nicolas ne doit pas dépasser à la tête de notre beau pays dont on a coutume de vanter ses fleuves, sa gastronomie, et son humour corrézien.

L’immobilisme – Voilà la hantise de Nicolas, ce contre quoi il aura combattu durant toute sa vie politique : l’immobilisme... Combien de fois l’a-t-on entendu nous assurer qu’il ne « céderait pas à l’immobilisme », allant même jusqu’à dire, devant des élus subjugués, que « l’immobilisme, c’est la mort »... Or, s’il était réélu, c’est bien ce terrible fléau – y’a pas d’autre mot – qui, sournoisement, guetterait Nicolas Sarkozy.
N’est-ce pas l’immobilisme qui, outre une chimiothérapie, gangréna le second septennat de François Mitterrand ?... Itou, celui de Jacques Chirac [1] ?
Pourtant, t’en souvient-il, comme nous fûmes joyeux de reconduire ces deux-là. Surtout le second ! Car enfin, quelles autres raisons, que la joie et l’enthousiasme, auraient pu motiver 82,21% de nos compatriotes à réélire triomphalement le chantre del’humour corrézien ?
Or, et personne ne peut le contester, pas même Alain Duhamel – c’est dire ! – ces seconds mandats furent ô combien décevants ; nous avions la désagréable impression que notre pays n’était plus gouverné... Et d’ailleurs, n’est-ce pas Nicolas lui-même, qui employa, à propos de ses prédécesseurs réélus, l’expression de : « Rois Fainéants ». Voulons-nous véritablement que Nicolas connaisse le même destin ? Qu’il sombrât dans ce qu’il redoute le plus : l’immobilisme ?
Comment pourrait-il éviter cet écueil, puisqu’il ne pourra, selon l’article 6 de la Constitution, se représenter en 2017, or donc, comment pourrait-il n’avoir pas la sombre tentation de se reposer sur ses lauriers ?
Croyez-vous que la perspective de siéger au Conseil Constitutionnel puisse le motiver ? Croyez-vous que l’ambition démesurée de Jean-François Copé pour 2017 soit de nature à le galvaniser [2] ? N’aurait-il pas plutôt le désir, et farouche, que ce dernier restât ad vitam aeternam député-maire de sa bonne vieille ville de Meaux, où chacun s’accorde à reconnaître, à commencer par lui-même, qu’il y fait du « très bon travail » ?
Non, à la réflexion, tout bien pesé, et de surcroît au regard de l’Histoire, tout nous démontre que l’immobilisme est la mamelle présidentielle en cas de réélection.
Epargnons ce fléau à Nicolas en élisant un homme neuf.

Son salaire – Une misère, comparé à celui de nos grands patrons, ceusses qui font vivre nos entreprises françaises (dans les pays de l’Est, principalement… Ah ! magie du libéralisme effréné, de la défiscalisation et de la mondialisation).
Pourtant, ce n’est pas faute de l’avoir revalorisé. Et dès son arrivée au pouvoir. 172% d’un coup ! Que c’en était beau comme du Proglio !
Mais las ! Avec ses 19 508 euros mensuels, Nicolas fait figure de nain comparé aux émoluments d’un Carlos Ghosn (qu’il a pourtant sauvé de la crise) ou d’un Bernard Arnault !... En effet, que valent 234 096 euros face à, respectivement, 9,2 et 9,7 millions annuels ? Allons-nous tolérer, longtemps encore, ces écarts de salaires ?... Est-il normal, nonobstant, que Franck Ribéry gagnât, au mois, quarante et deux fois plus que Nicolas ? Lui qui, durant son quinquennat, se sera levé tôt – Pentecôte comprise – pour faire gagner la France ?
Eh bien justement, parce qu’il aura travaillé plus, pour notre pays, cet homme mérite de gagner plus ! Or, force est de constater que ce n’est pas en restant, par le truchement de nos suffrages, Président de la République qu’il le pourra.
Seul le privé peut lui offrir un salaire à la hauteur de son ambition... Que dis-je !... De son mérite. Et d’ailleurs, n’est-ce pas son rêve : « aller dans le privé » pour « faire de l’argent » ? Ne l’avait-il pas confié, en novembre 2006, à une vingtaine de privilégiés ébaubis ?
L’an prochain, Nicolas Sarkozy aura 57 ans. L’âge idéal – l’âge ou jamais – pour commencer une nouvelle vie, loin de la politique. Mais cela passe par un couac à la présidentielle 2012, pour pouvoir, enfin, aspirer à un salaire digne des patrons du CAC.
Offrons-lui cette formidable opportunité en ne le réélisant pas l’an prochain.

Sa famille – Qui ne le sait pas ? A nouveau – et nous nous en réjouissons ! – Nicolas va être papa. Il n’est pas dans mon habitude d’aborder la vie privée de nos hommes politiques, à vrai dire j’y répugne, mais l’évènement est tel, unique [3] que pour une fois, je déroge à la règle.
Je n’oublie pas – mais qui le pourrait ? – ce que Nicolas a traversé, notamment durant la campagne présidentielle précédente. Cette épreuve que lui a infligé Cécilia et qui fût, par étrange ricochet, fatale au journaliste people, Alain Genestar. Mais ne l’avait-il pas mérité ? Quel besoin avait-il de torturer, par le biais d’une Une racoleuse, un homme qui souffrait plus que de raison dans sa chair ?
Je n’oublie pas, non plus, le divorce qui suivit, et la fantastique détresse qui s’empara de Nicolas, fraîchement élu. Et combien de temps il aura fallu pour qu’il trouvât une nouvelle « première dame » qui fît honneur à notre pays…
Aujourd’hui, c’est comme un aboutissement. Un enfant va naître...
Mais quelle vie aura-t-il si son père doit résoudre les problèmes de notre pays ? Quelle vie aura-t-il si Nicolas doit aller, une nouvelle fois « chercher la croissance avec [ses] dents » ?
Nous savons, et d’ailleurs, lui-même, Nicolas, l’a dit : « Président de la République c’est un métier très difficile, Madame Ferrari ! ». Un métier tellement « difficile » qu'il n’offre que peu de temps, voire aucun, pour se consacrer à l’éducation d’un enfant... Un enfant, et d’autant plus un Sarkozy, a besoin de la présence de son papa. Et de sa maman.
En ne reconduisant pas Nicolas à l’Elysée l’an prochain, nous lui permettrons de vivre pleinement son bonheur.
Parce qu’il « croit au travail et à la famille », offrons-lui une vie de famille !

La Reconquête – Giscard pensait le faire. Quand il fût battu, en mai 1981, par François Mitterrand... Oui, il pensait bien revenir, Valéry. Sinon, intelligent comme il est, il ne nous aurait pas dit :
« Au revoooooir ! ».
Et puis, la vie, les circonstances, un Traité pour une Constitution Européenne, en auront décidé autrement... Giscard ne se sera jamais représenté devant les Français.
Mais ce que Giscard n’a pu faire, Sarkozy, lui, peut le faire. Car avec Nicolas, c’est bien connu, tout est possible !
Or donc, donnons-lui la possibilité de le démontrer… En 2037. L’année de La Reconquête (les frères Rotman planchent déjà sur le scénario).
En effet, en 2037 – à moins que le réchauffement climatique ou/et une centrale nucléaire ne nous aient pas estourbis d’ici là – nous élirons un nouveau Président de la République. Et quel formidable défi, ce serait, pour Nicolas ! Revenir tels De Gaulle ou Napoléon, pour sauver la France ! Après avoir fait fortune dans le privé, élevé un enfant et l’avoir conduit au sommet de l’EPAD à seize ans révolus, il reviendrait pour un nouveau combat. Le dernier... Un combat dans lequel il aurait toutes les chances de l’emporter. D’abord parce que, par son âge et son parcours, il imposerait le respect. Ensuite, parce que nous serions vieux, nous aussi. Or, nous le savons, 67% des plus de 65 ans votent pour un Sarkozy lors d’une présidentielle (d’après le fameux théorème de 2007).
Si nous voulons vivre cette épopée – qui serait une première dans notre belle République – alors nous devons barrer la route à Nicolas en 2012. Sinon, 2037 n’existera pas. Or, qui voudrait rater un truc pareil ? [4]

La rupture – En ne reconduisant pas Nicolas Sarkozy à l’Elysée en 2012, nous manifesterions une envie, qu’est celle de rupture.
Rupture avec un homme : Nicolas.
Mais pas que.
Et c’est là que ça devient bigrement intéressant. Car rompre avec Nicolas, c’est aussi rompre (liste non exhaustive) avec :
Henri Guaino, Claude Guéant, Brice Hortefeux, Gérard Longuet, Alain Juppé, Patrick Buisson, Nadine Morano, Xavier Bertrand, Luc Chatel, Roselyne Bachelot-Arquin, Frédéric Lefebvre, Eric Besson, Thierry Mariani ; mais aussi, ce serait stopper net, les ardeurs inconsidérées de Laurent Wauquiez, Jean-François Copé, Christian Jacob, j’en passe et des plus coriaces.
Bref, nous ferions d’une pierre des tas de coups. Un strike monumental.
Qui ne signerait pas pour un tel résultat ?
Ainsi donc, en ne votant pas Sarkozy en 2012, nous romprions, itou, avec toute une équipe. Et sans elle, avouez, nous serions tout de même un peu plus tranquilles.
C’est ce que j’appelle fort modestement et très originalement : la Rupture Tranquille.
On nous l’avait promise en 2007, nous l’obtiendrons par nos suffrages en 2012 !

Vive la République ! Vive la France ! Adieu Nicolas !


[1] En fait, Chirac aura mis douze ans pour faire… UN septennat.
En effet, emporté par son humour corrézien, celui-ci aura dissous sa majorité (pourtant écrasante) un 21 avril 1997.
Conséquence : c’est le « socialiste » (dont le programme ne l’était pas – c’est lui-même qui l’a dit) Jospin qui dirigera le pays à sa place pendant cinq ans.
Ceci étant, on peut y voir là une manœuvre habile de Chirac. Qui n’est pas le dernier, quand il s’y met.
En propulsant Jospin à Matignon, il aura contribué à le faire perdre en 2002 (un 21 avril, là encore - magie des chiffres ! La marque du Chirac). Jacques sachant mieux que quiconque que jamais Premier ministre en exercice n’emporta la présidentielle qui suivit (ainsi lui-même en 1988, et son « ami de trente ans », Edouard Balladur, en 1995).
D’autre part, permettre à Jospin de gagner Matignon, c’était le contraindre à quitter son poste de premier secrétaire du PS. Poste qui échut à… François Hollande. Dont on connaît, désormais, la proximité avec Chirac... Hollande aura pu, ainsi, pendant 11 ans, développer ses réseaux au sein du PS.
On comprend dès lors la vision à long terme de ce fieffé Jacques : favoriser Jospin en 1997 pour mieux l’éliminer en 2002, et faire élire François Hollande en 2012. De fait, on pige mieux son récent et truculent : « Je voterai François Hollande ». Chapeau l’artiste !

[2] Aucunement. Il n’en a cure. C’est du moins ce que nous apprend Le Canard Enchaîné n° 4729 en date du 15 juin 2011 et en page 2 :
« Si je suis réélu, je ne m’occuperai pas de ma succession » a dit Sarkozy à « ses amis ».
Preuve éclatante qu’il ne se battra pas pour Copé. Ni pour quiconque de l’UMP.

[3] Unique à double-titre !
Non seulement c’est la première fois qu’un Président de la République « accouche » durant l’exercice de sa fonction, mais itou, c’est le premier à divorcer et se remarier pendant son mandat.
Or donc, lui qu’aime tant ce qui est unique, offrons-lui un unique mandat en ne le reconduisant pas en 2012.

[4] Sauf que, en 2037, Nicolas Sarkozy pourrait trouver sur sa route, celle de La Reconquête, un adversaire redoutable : le président de la Droite Populaire, également président de la région Ile-de-France – entre autres… – un dénommé : Jean Sarkozy.
Mais raison de plus ! Le fils contre le père ! C’est quand même autre chose, avouez, que des primaires socialistes. Non ?