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31/01/2012

Meilleurs voeux pour la nouvelle année 2012

Mes amis,

Nous sommes aujourd'hui le 31 janvier 2012, dernier jour du mois de janvier, dernier jour pour présenter ses voeux.... et c'est ce jour que j'ai choisi!

Pourquoi si tard ? Mais est-ce trop tard ?

Les évènements politiques et économiques récents ne peuvent que nous montrer qu'il est plus que jamais temps de ne pas tomber dans la précipitation.... La situation actuelle nous demande – comme cela ne nous a pas été demandé depuis longtemps – de bien réfléchir, bien poser les choses, bien se poser, bien se poser les bonnes questions aussi, et bien réfléchir aux décisions que nous devrons prendre, tous et chacun d'entre nous. Que nous devrons prendre bientôt – faute de les avoir prises plus tôt...

Nous vivons une période difficile économiquement chacun le sait. Mais ce qui me paraît le plus critique, c'est la confusion qui règne dans les esprits. Confusion et appréhension... voire désespoir... et incrédulité...

Incrédulité dans un système qui nous a conduit là où nous sommes aujourd'hui...

Désespoir dans un paysage politique qui ne nous présente aucune solution crédible pour l'avenir...

Appréhension pour notre avenir, et celui de nos enfants... Le brouillard est si dense qu'on n'y voit pas à un quart de mille...

Confusion car qui croire ? A qui se fier ? Quand même notre Président de la France, supposé être le porte-étendard d'un pays ne croit plus en son pays, en ses ressources, en ces hommes et ne voit qu'avenir au-delà du Rubicon... ou plutôt du Rhin!

Que faut-il faire ? Je vous avoue qu'en moi-même le doute s'immisce... à en devenir de plus en plus envahissant...

Faut-il tenter une énième opération sur la table chirurgicale du système politico-financier moribond ? Ou faut-il dès à présent lui porter ses derniers soins palliatifs... et faire naître autre chose... Certes mais quoi ? Quoi d'autre ? Quoi d'autre qui pourrait apporter espoir, redonner la foi ? Foi en une autre Europe, un autre système économique, une autre façon de faire de la politique (Tiens ? « La politique autrement », ça ne vous rappelle pas des souvenirs ?), foi en quelque entité qui pourrait nous présenter un avenir moins gris, plus coloré, plus vert aussi (n'oublions pas notre planète!).

Un avenir que l'on ne souhaite plus meilleur aujourd'hui mais un avenir que l'on peut simplement discerner, imaginer peut-être mais en tout cas un avenir qui peut nous redonner l'envie de croire, l'envie d'espérer, pour nous et pour les générations futures.

Faut-il tout remettre en cause ? Jusqu'à ces propres actes quotidiens ? Jusqu'à quel point ? Jusqu'à quelles croyances ? Et bien, peut-être! Peut-être est-il temps d'oser! Oser autre chose, tenter de bouleverser notre univers, notre quotidien.

Dans le simple but de recouvrer la vue vers un avenir.

Dans le but de ne plus subir et de ne plus glisser vers cet état qui ne dit pas son nom, car nous ne voulons pas voir de quoi il s'agit.

Dans le but de nous sauver, et peut-être s'agit-il tout simplement de sauver l'humanité, rien que cela....

Mais que faire ? A cette question, je n'ai qu'une demi-réponse, et une certitude.

Cette demi-réponse, cette certitude, déjà peut redonner espoir, faute de dissiper le brouillard environnant.

Cette certitude, c'est que nous devons changer les choses. Vers quoi? J'avoue n'en rien savoir. Mais nous devons changer les choses. Ou du moins tenter de les changer. Se mettre en ordre de bataille pour les changer! Et sans tomber dans la démence ou le chaos.

Politiquement, peu voire aucun à ce jour n'ose assez ou alors justement ils osent trop et nous proposent d'ouvrir les portes du chaos... François Bayrou est le seul à proposer de façon sensée et raisonnable autre chose. Mais va-t-il assez loin ? Il est dans la bonne voie, les semaines à venir nous diront si finalement c'était la juste voie...

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Pour finir sur un bon mot, un mot d'espoir qui certes ne rassure pas mais qui peut forcer le destin de chacun, je voudrais citer le philosophe américain Ralph Waldo Emerson – même si je ne souscris pas à toutes ses thèses, loin s'en faut! – dans cette phrase qui sera mes voeux pour cette nouvelle année 2012:

« N'allez pas là où le chemin peut mener. Allez là où il n'y a pas de chemin et laissez une trace »


Michaël Manen

16/09/2011

De la règle d'or...

Quelques mots pour rebondir sur la fameuse – et pourquoi si fameuse d'ailleurs ? - règle d'or....

En effet, que signifie une « règle d'or », alors que la monnaie et l'argent dont nous subissons chaque jour la pression et la domination des marchés financiers n'est même plus , et cela depuis belle lurette, indexée à ce fameux or ?

Alors, peut-être le fait de parler de règle d'or, et ainsi de citer une valeur refuge, fait-il finalement naître l'espérance qu'un certain nombre d'entre nous, voire une majorité qui pourrait s'en distinguer, est finalement favorable à une remise au goût du jour de certaines valeurs traditionnelles, et certaines valeurs qui ont fait foi dans un certain système économique... foi mais aussi et surtout preuve d'un simple bon sens économique mettant en maître mot l'équilibre d'un portefeuille familial en abhorrant toute spéculation artificielle et démagogie pseudo-financière....

Mais venons-en au fait qui nous intéresse! Il est finalement admis sans réelle polémique que la règle d'or – quelle qu'elle soit – se doit d'être un sine qua non d'un fonctionnement politique et d'un modus operandi en matière de gestion notamment. Dans l'affaire qui nous intéresse – et qui m'interpelle -, certains placés au plus haut niveau politique de la nation, aux affaires actuellement ou faisant acte de candidature pour accéder à des fonctions politiques et stratégiques importantes, et de tous bords politiques d'ailleurs, voudraient nous faire croire qu'une fameuse règle d'or mérite d'être inscrite au sein même de la Constitution, règle d'or stipulant que notre déficit ne devrait pas excéder 3% du PIB.

Sur le principe, que nous devions nous organiser, afin de respecter une harmonie européenne, communautaire et laissant une large place au principe de lutte contre les inégalités et notamment celles que nous pourrions nous créer entre nous, pays de la Communauté Européenne, je ne peux qu' être en accord. Et c'est d'ailleurs une des raisons qui m'ont fait mettre le bulletin « oui » un certain jour de 1992 pour Maastricht mais aussi ce même « oui » lors du vote pour le traité adoptant une constitution pour l'Europe le 29 mai 2005.

Ce jour là, les Français ont rejeté la proposition de traité, notamment influencés par quelques leaders d'opinion dont certains n'avaient pour but que de créer une polémique et un mouvement populaire autour d'une idée qu'ils n'agréaient même pas historiquement ni politiquement d'ailleurs, comme par exemple Laurent Fabius. Pour préciser ce point-ci, rappelons-nous Laurent Fabius a été le premier ministre de François Mitterrand, et qui a mis en place lors de sa mission, une politique plutôt centrée sur un rapprochement économique européen. A fortiori, 5 ans après avoir rejeté la proposition de traité, Laurent Fabius estime que l'Europe devrait voler au secours de la Grèce. "Si on est européen, il ne faut pas l'être à moitié", a-t-il déclaré lors du Grand Rendez-Vous Europe 1-Le Parisien-Aujourd'hui en France ayant eu lieu le 7 mars 2010. Encore un exemple des récupérations purement politiques et à l'encontre de toute considération éthique – parmi tant d'autres qui chaque jour renforcent l'inimitié et le désamour que les citoyens peuvent éprouver envers ce style de politique et in fine La Politique en général....

Fin de la parenthèse – et pour revenir au sujet qui nous intéresse – en 2005, les Français ont rejeté par Referendum la proposition de traité. Je n'étais pas en accord, mais je respecte le choix démocratique qui a été exprimé ce jour-là. Toujours est-il que le 4 février 2008, en déni du choix des Français – et il ne faut pas l'oublier! - et sans aucune consultation autre, les députés et les sénateurs réunis en congrès à Versailles – sous une forme qui n'est pas sans rappeler les temps du Roi Soleil Louis XIV – ont voté sous la recommandation (pression ?) de Nicolas Sarkozy, le changement de la Constitution Française en vue de la ratification du traité de Lisbonne, correspondant peu ou prou ( et même à la marge) à l'approbation par la France de ce même traité de 2005 – mais sans avoir demandé l'avis des citoyens....

Même si j'étais personnellement favorable à ce traité, je ne peux que déplorer – et vivement désapprouver – la méthode anti-démocratique et même humiliante pour le peuple Français.

Néanmoins, ce 4 février 2008, le Congrès a voté en majorité suffisante l'approbation du traité de Lisbonne (pour faire court...).

Et, dans ce traité, nous trouvons notamment la disposition suivante, relative au déficit public:

 « Définie par le protocole sur la procédure de déficit excessif, annexé au traité CE (par le traité de Maastricht en 1992), la valeur de référence pour le déficit public est 3 % du produit intérieur brut (PIB). Le dépassement de cette valeur est considéré comme exceptionnel:

  • s'il résulte d'une circonstance inhabituelle indépendante de la volonté de l'État membre concerné et ayant des effets sensibles sur la situation financière des administrations publiques;

  • s'il est consécutif à une grave récession économique(le dépassement des 3% du PIB résulte d'un taux de croissance annuel négatif du PIB ou d'une baisse cumulative de la production pendant une période prolongée de croissance annuelle très faible). 

En outre, le dépassement de la valeur de référence est considéré comme temporaire si les prévisions budgétaires établies par la Commission européenne indiquent que le déficit tombera au-dessous de la valeur de référence lorsque la circonstance inhabituelle ou la grave récession aura disparu. »

Donc, et quand bien même je serai – car je le suis – d'accord sur le fond comme quoi nous devons organiser une gestion de notre pays maintenant un déficit inférieur à 3%, le fait d'annoncer à la nation qu'il faille d'urgence réunir le Congrès afin de modifier la Constitution pour y inscrire une nouvelle règle d'or, et le fait de conspuer a priori toute personne ou tout parti politique venant en opposition à cette idée n'est que pure récupération politique, démagogie... et même mensonge éhonté – un de plus – au peuple, venant notamment de la part d'un président de la République acculé par les sondages d'opinion défavorables...

Ouvrons les yeux: Cette règle d'or, ou du moins celle parlant spécifiquement du déficit à 3%, a déjà été votée, par ce même congrès, au vu des éléments énoncés ci-avant, pas plus tard qu'il y a 3 ans...

Ouvrons les yeux... et passons à d'autres choses, qui ne sont pas encore votées, ni décidées et qui doivent faire l'objet d'efforts collectifs importants... Et pour cela je ne peux que vous conseiller d'ailleurs de lire le dernier ouvrage de François Bayrou « 2012 Etat d'Urgence », qui, non solum, fait un état précis, concret et objectif de la situation – ce qui est une force déjà maintes fois révélée de François Bayrou – mais qui, sed etiam, dresse une liste précise et importante, véritable recueil de solution et programme pragmatique des solutions qu'il nous serait fort avisé d'adopter dans les prochains mois et années à venir sous peine de rentrer dans une spirale de récession, de pauvreté et de misère, spirale quasi sans fin....

Pour conclure, en deux phrases: ne rentrez pas dans le débat stérile et visant à des récupérations politiques de la règle d'or qui existe déjà de facto dans nos obligations – et rappelons s'il est lieu qu'a été aussi voté la proéminence des lois Européennes sur celles de notre Nation – et ne boudons pas notre plaisir en ces temps moroses à lire un bel ouvrage tel que celui écrit récemment par François Bayrou!

 

Michaël Manen