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01/10/2014

La fin d'une aventure

 

Il y a maintenant plus de sept ans révolus que j'ai pris ma carte du Modem, dès sa création. Depuis, de nombreux évènements nationaux, locaux ou personnels sont advenus et il convient d'en tirer une certaine expérience, voire une expertise en toute modestie bien entendu.

 

Certaines choses n'ont pas changé, et malheureusement ce ne sont pas les plus réjouissantes. Notre pays chaque jour plus endetté, chaque jour incapable de modifier son dessein et de s'organiser afin de relancer sa production, son industrie, pourtant issue d'un savoir-faire exceptionnel. Notre paysage politique chaque jour davantage corrompu, davantage aveugle et davantage sourd aux préoccupations des citoyens, obsolète et autiste, ne sachant que voir des intérêts personnels et des combats – notamment gauche contre droite et vice-versa – dont l'issue n'existe pas et dont les Français n'ont cure, et dans tous les cas fort éloignés de leurs préoccupations et de leurs détresses.

Chacun voit, mais aujourd'hui peu sont ceux qui espèrent encore, de moins en moins... lassitude... mélancolie... dégoût même...

Le citoyen que nous sommes en vient à ne même plus chercher espoir ou solutions mais à attendre voire espérer que vienne le temps du chaos... Et de cela plus proche jamais nous avons été!

 

Le Modem – ou devrais-je dire François Bayrou, tant ce parti (ou mouvement comme certains aiment à le dire) n'a jamais su faire émerger aucune autre personnalité politique pouvant apporter de véritables solutions au pays et à ces concitoyens – a eu son heure. 2007. Même 2012 dans une moindre mesure mais quand même. Il a existé, il a porté espérance et même au-delà. De véritables solutions concrètes et un vrai projet de gouvernance. Mais ce qu'a créé un homme, ce même homme peut le détruire si facilement... D'une nouvelle voix neutre, indépendante et autre que celle tant entendue d'un bipartisme sans fin, de cette même voix, est sortie un mot... ou plutôt une phrase... une conviction certes sincère mais aux conséquences non mesurées... Un jour de mai 2012, il a fallu qu'un homme seul, respecté, dont la parole était écoutée bien au-delà des votes obtenus, disent qu'en sa profonde conviction il allait voter François Hollande. Ce n'est pas tant le vote en lui-même que je peux largement comprendre ayant personnellement également fait ce choix tant je n'avais plus envie de vivre le « système » Sarkozy et également tant de promesses – même les plus sociales voire les plus « gauchisantes » - non tenues. Ce n'est pas tant le vote et la volonté intrinsèque de vouloir donner un peu moins de puissance aux banques, aux marchés financiers et aux lobbies... C'est surtout le fait de n'en avoir discuté avec personne, ni au sein du Modem, ni avec d'autres politiques de tout bord, et notamment avec la personne directement intéressée. C'est surtout le fait de mettre devant le fait accompli des milliers de militants et des millions d'électeurs. Mais c'est encore plus cette spontanéité certes louable en certains cas mais ici désastreuse pour ce qui avait été construit ces cinq dernières années.

Un centre indépendant, une autre vision de la gouvernance politique s'affranchissant des lobbies et des éternels affrontements gauche-droite, une véritable alternative à tout ce qui avait été fait depuis 30 ans, un choix nouveau, réaliste et emprunt de solutions concrètes, réalistes, applicables et permettant – peut-être, car nous ne le saurons jamais – de repositionner notre pays sur la voie d'un avenir pérenne.

En quelques secondes, cet édifice s'écroula, avec le retour d'une féodalité à un des partis classiques n'ayant dans leur bilan qu'une longue série d'échecs et vide de réelle solution d'avenir. Je veux bien dire, un de ces deux partis obsolètes... Ce jour-ci , le choix a donc été porté d'une apparente féodalité au PS.

Mais les heures, jours et mois qui suivirent n'ont même pas donné l'éventuelle possibilité de mettre en place tout au moins une partie des solutions que nous – le Modem et François Bayrou – proposions...

Car d'ouverture il ne fut point question... En tout cas pas vers le Centre...

Deux ans plus tard, que reste-t-il du Modem? De moins en moins d'adhérents – il ne faut pas mentir! -, peu d'élus – la plupart des élus l'ayant d'ailleurs été sans l'étiquette Modem -, et une nouvelle tentative de féodalité cette fois-ci vers l'autre parti obsolète, celui de droite cette fois-ci, avec un rapprochement plus ou moins caché avec Alain Juppé, dont finalement personne ne comprend vraiment ni les tenants ni les aboutissements...

 

Ah oui, j'avais failli oublier... L'alternative! L'alternative UDI-Modem! Qui aujourd'hui sait de quoi il s'agit? Que cela soit l'opinion publique ou bien même les adhérents eux-même d'ailleurs! Sans compter la réalité du terrain ou la plupart des UDI ont fait campagne et gèrent des villes ou des départements en compagnie de l'UMP, comme cela l'est depuis 2007. Le Modem dans tout cela? Il n'existe pas au côté de l'UDI, n'existe pas ni avec le PS ni avec l'UMP, ou existe un peu avec tout le monde? Alors qu'il devrait exister par lui-même car cela était vraiment sa conception initiale, force est de constater qu'il n'a pas su – pas pu? - y arriver et que nulle alliance n'est en fait possible, tant cela est éloigné de sa conviction propre et de son âme.

 

Et nul besoin de vouloir affronter des moulins tel Don Quichotte, simplement rendons-nous à l'évidence de ce qu'il est advenu de cette – belle – tentative d'un centre indépendant et par lequel devait démarrer le réel nouveau d'une politique qu'elle soit économique, écologique ou éthique.

 

Sachons faire un simple constat, celui d'une belle aventure mais qui s'achève par un échec, et sachons demain être à la recherche d'autres solutions permettant de sortir notre pays du marasme dans lequel il est englué aujourd'hui. Marasme économique, marasme politique, marasme social, marasme écologique, marasme éthique...

 

Aujourd'hui, j'avoue être sans réelle certitude, j'avoue être un peu aveugle car je ne vois point de bel horizon ni guère de chemin pouvant y conduire mais j'ai l'espoir que demain sera meilleur qu'aujourd'hui et la certitude que bientôt nous verrons des solutions – anciennes ou nouvelles – qui nous permettrons de nous mettre sur une voie, la meilleure ou la moins mauvaise, qui nous permettra de trouver et d'expérimenter de réelles solutions qui nous feront sortir de tout ce... je veux dire, de tous CES marasmes!

 

 

Michaël MANEN

 

30/04/2014

Réponse à Monsieur Denat

Monsieur Denat,

 

Qui êtes-vous pour vous permettre de juger et d'analyser les actes de 36 de vos collègues élus? Le fait d'être Vice-Président du Conseil Général et Maire de Vauvert vous octroie-t-il ce droit? Sans savoir, sans connaître chacun, il est certes facile d'écrire des romans, interprétant à sa guise et jugeant tel un seigneur ce que chacun a pu faire dans les isoloirs. Les isoloirs rendent leurs secrets? Le dernier roman inédit d'Agatha Christie? Soyons sérieux - juste un peu - Monsieur Denat!

 

Hormis le fait même qu'un vote à bulletin secret l'est justement, secret, ce qui me paraît faire parti de cette démocratie dont vous vous vantez être un des plus beaux exemples....

Hormis le fait que la politique de la chaise vide ne me paraît pas non plus un geste très démocratique, n'allant que peu dans le sens du respect des citoyens qui nous ont élus....

Hormis le fait que boycotter une assemblée quelle qu'elle soit sous prétexte qu'un membre du Front National de l'opposition s'est retrouvé élu de façon – il faut le dire – tout à fait démocratique....

Vous auriez pu juste prendre un peu de temps entre deux réunions dues à vos nombreux mandats cumulés de lire et de vous renseigner sur ceux à qui vous attribuez tel ou tel acte, de savoir juste un peu – et c'est tellement facile de le faire de nos jours avec Internet.... - qui sont-ils....

Si vous l'aviez fait, simplement avant d'écrire sur votre blog, et aussi afin de donner de vraies informations à ceux qui vous lisent, citoyens qui ont tant cru en votre éthique et votre sens des responsabilités politiques, vous auriez vu par exemple qu'il paraît somme toute plutôt improbable que le vice-président du Mouvement Démocrate du Gard ait pu voter pour quelqu'un appartenant au Front National. Vous auriez pu ainsi lire sur mon blog que depuis des années je combats les thèses et les arguments du Front National et aussi voir que le Modem est géographiquement, idéologiquement, politiquement et objectivement le parti le plus éloigné des extrêmes.

Le Front National – qu'il le veuille ou non d'ailleurs – est de facto un parti extrémiste, tant sur certaines de ces thèses ou autres idéologies que par une partie de ces membres, dont certains font d'ailleurs aussi parti de mouvements réellement affichés comme extrémistes voire néo-nazis.

Le MoDem combat âprement et sans relâche toute forme d'extrémisme. Le MoDem combat donc aussi le Front National.

Je combat âprement et sans relâche toute forme d'extrémisme. Je combat donc aussi le Front National.

Je précise que je n'ai absolument rien personnellement contre Monsieur Meizonnet, que je ne connais pas, tout comme je n'ai non plus rien personnellement contre vous, ne vous connaissant pas non plus.

Il est regrettable que malgré de nombreuses idées politiquement proches, nos deux familles politiques n'aient pu se rapprocher à un certain moment, et cela par la volonté obtuse du Parti Socialiste de n'accorder aucun crédit aux Partis Centristes, et de préférer accorder crédit aux partis extrémistes de gauche ou écologiques plutôt que de réfléchir à une vision républicaine élargie.

Votre attitude, qu'elle soit par des actes se rapprochant du déni de la démocratie, ou par des écrits mensongers et erratiques, n'est pas le reflet d'une inflexion de cette politique et va donc dans le sens opposé du discours de Manuel Valls qui lui adopte tout au moins dans l'attitude et les paroles un sens politique et des idées qui se rapprochent des nôtres.

Et pourtant vous écrivez sur votre blog que vous soutenez l'action et le mouvement politique (mouvement dans le sens du dynamisme) de Manuel Valls?

Contradiction entre les paroles et les actes? Contradiction et divergence dans vos propres écrits? Ou Obscurantisme politique?

En tout cas, quelle que que soit la réponse, la résultante est un piètre constat, que celui qui me paraît de vouloir empêcher le fonctionnement d'une entité démocratique qu'est la Communauté de Petite Camargue, qui sert pourtant les citoyens de toutes les communes et donc vos propres citoyens Vauverdois. Que dire de la future Ecole de Musique de Vauvert, projet de la Communauté de Communes, comme tant d'autres?

 

En conclusion, je vous demande de respecter la vérité en corrigeant les propos de votre blog, et vous invite à raison garder en revenant travailler à la Communauté de Communes pour le bien de tous les citoyens Vauverdois, Aimarguois, Beauvoisinois, Cailarens et Aubordois. Car c'est notre premier rôle à chacun d'entre nous, élus de ces communes.

Vous en remerciant, recevez, Monsieur Denat, mes amitiés démocratiques.

 

Michaël Manen

Vice-Président du Mouvement Démocrate du Gard

Conseiller Communautaire de Petite Camargue

Conseiller Communal d'opposition d'Aimargues

 

 

Réponse de Monsieur Jean Denat en date du 05/05/14:

 

 

Bonsoir Monsieur Michael Manen,

 

J’ai lu votre message avec intérêt. Si j’ai fait « parler les isoloirs », il s’agit là d’une formule de style puisque comme vous le rappelez, le vote est secret. Il n’en demeure pas moins que le Front National n’a que 3 élus à la communauté de communes de Petite Camargue, 3 élus d’opposition à Vauvert car c’est ainsi qu’en ont décidé les Vauverdois. Pour être élu, il a donc fallu que 16 conseillers communautaires supplémentaires fassent le choix du Front National. Je sais bien que depuis que j’ai écrit mon interprétation des résultats, curieusement, plus personne n’accepte l’idée d’avoir voté Front National. C’est ainsi, et prenant le risque de me tromper, j’ai livré mon analyse. Je ne regrette pas d’avoir quitté la salle du conseil communautaire à cet instant précis car je persiste à penser que s’agissant du Front National il faut savoir réagir et ne jamais considérer son ascension comme un fait anodin. S’agissant des élus vauverdois il s’agit en fait pour eux d’un double évènement puisque les conseillers communautaires leur ont imposé, à la majorité, de voir leur commune représentée par le candidat Front National qu’ils avaient battu et auquel vous avez ajouté dans la foulée les deux représentants de l’UMP Vauverdoise, battus également aux municipales, Joelle Cachia et Gérard Gayaud. S’il s’agit de décisions légales, pour ce qui nous concerne, élus majoritaires de Vauvert, nous les condamnons sans réserve.

Comment les interpréter autrement que comme la volonté d’une majorité d’élus communautaires de ne pas travailler avec les élus majoritaires de Vauvert ?

Comment travailler demain avec un président de communauté de communes qui venait de dire aux maires des 5 communes qu’il demandait que nous votions tous pour les élus proposés par chacun des maires, et qui trahissait sa parole quelques minutes plus tard ?

J’ai été le président fondateur de cette communauté de communes, il y a 13 ans. Elle a été construite sur un pacte d’amitié et de confiance entre Vauvert et Aimargues auxquelles sont venues se joindre les communes de Aubord, Beauvoisin et le Cailar, dans la volonté de porter un projet commun et de toujours privilégier ce qui rassemble dans le plus grand respect des choix des électeurs de chaque commune.

Vous conviendrez sans doute avec moi, à moins d’être aveugle, qu’avec ce qui s’est passé lors de la première séance du conseil communautaire aucune de ces conditions n’est remplie.Il n’est donc pas question pour les élus qui représentent la majorité d’une commune et qui représente à elle seule la moitié de la population de la communauté de communes, de venir s’asseoir à la table d’un conseil communautaire qui ne les reconnait plus. C’est la majorité des élus de la communauté de communes qui nous a rejeté dans l’opposition, ce n’était pas notre choix. Nous attendrons dorénavant seulement les actes du Président, pour vérifier si les conditions seront remplies à minima pour pouvoir nous engager dans une cohabitation pragmatique, l’esprit communautaire étant définitivement mort. Nous ne nous interdisons pas par ailleurs d’envisager un autre avenir communautaire pour notre commune et avons d’ores et déjà pris des contacts en ce sens.

Ces quelques lignes n’avaient pas la prétention de vous convaincre, à peine peut être de vous donner quelques explications supplémentaires sur les raisons de nos choix. Quant à Manuel VALLS, qui me fait l’honneur d’être mon ami, j’ai appris en plus de vingt ans auprès de lui, ce qu’étaient la sincérité des convictions, la fidélité à des valeurs et l’importance de ne pas trahir.

Très cordialement,

Jean DENAT

Maire de Vauvert

 

PS : Avant de me traiter de « cumulard », vous feriez mieux de vous renseigner, je suis maire et conseiller général, ce que permet bien évidemment la loi actuelle et la future. Et si vous me voyez occuper d’autres fonctions, c’est bien souvent en dehors de mon « territoire » électoral, et toujours à titre bénévole, par intérêt pour la chose publique et les enjeux du sud gardois.

Par ailleurs je préciserai bien entendu dans mon blog, par éthique, que vous contestez ma version des faits et affirmez n’avoir pas voté Front National

 

Ce à quoi j'ai répondu ce même jour:

 

 

Monsieur Denat,

En premier lieu, je tenais à vous remercier de m’avoir répondu longuement. Je tenais également à vous présenter mes excuses si mes propos ont été trop incisifs. Mais il est vrai que c’est – aussi – par ces échanges que nous nous connaîtrons davantage.

Comprenez en effet qu’après tant d’années de militantisme centriste, et de combat de toute forme d’extrémisme, religieux, syndical ou politique, j’ai pu être désappointé de me voir attribué une étiquette de partisan d’extrême-droite.

Dans une région ou plus d’un habitant sur 2 a voté, vote ou votera Communiste ou Front National, comme vous le savez, il n’est guère aisé de porter les valeurs du centrisme. Cela ne l’est d’autant plus quand de grands partis républicains comme l’UMP ou le PS font des ronds de jambe à leurs extrêmes, Front National ou Communistes ou encore certains Verts qui sont bien plus rouges que verts….

En politique comme ailleurs, il y a ce que j’appellerai des « rendez-vous manqués ». L’Histoire est composée de chapelets de ces rendez-vous. Le 21 avril 2002… Comme le 14 avril 2014… Ce sont des moments regrettables, et qui – je le pense – ne servent pas à l’avancée de la démocratie et des valeurs fondamentales de la République. Le 14 avril dernier, selon mon analyse, s’il devait y avoir une suspension de séance, elle aurait du être juste après l’élection sur le fil de Katy Guyot à la vice-présidence.

Histoire de recentrer les choses….

Histoire de ne pas risquer l’avenir de notre Communauté de Communes…

Histoire de continuer à élaborer de grands projets locaux d’avenir…

Et bien justement l’Histoire a été autre… Cette suspension n’a pas eu lieu, tout au moins pas au moment où – selon moi – elle aurait du l’être !

Je ne souhaite que l’avenir me donne tort dans mon analyse mais je suis pessimiste en effet sur la dynamique positive future de la Communauté de Communes. Ce en quoi je rejoins une partie de votre analyse….

Néanmoins, et ce malgré les circonstances que je déplore, je ferai tout – à mon petit niveau – pour contribuer qu’à la Communauté de Communes , les projets en cours aboutissent et qu’il y en ait de nouveaux nécessaires et utiles à la population de nos 5 communes, car en cela j’estime être mon devoir d’élu communautaire.

Bien cordialement,

 

Michaël Manen

Vice-président du Mouvement Démocrate du Gard

Conseiller Communautaire de Petite Camargue

Conseiller Municipal d’opposition d’Aimargues